Pierre-Henri Flamand ou le parcours parfait
17 mars 2010
L’épisode des petites entorses d’Alexis Stenfors à l’éthique mis à part (qui lui coûteront certainement sa carrière), c’est LA nouvelle qui anime la communauté des traders londoniens. Pierre-Henri Flamand quitte Goldman Sachs pour lancer son propre Hedge funds (telegraph.co.uk). Goldman, pas rancunier, le soutiendrait même dans son initiative (next-finance.fr).
Mais qui est exactement Pierre-Henri Flamand ? Voici quelques informations glanées sur Google, utiles à tous ceux désireux de suivre les pas de ce « petit prodige » de 39 ans (qui, selon la rumeur, a touché un bonus de $100m en 2006).
1) Pierre-Henri Flamand est bien français (comme son nom ne l’indique pas forcément)
2) Côté études, il a complété un cursus disons enviable : Sciences Po, Polytechnique et ENSAE.
3) Après avoir été diplômé en 1995, il a rejoint, sans perdre de temps, Goldman Sachs.
4) Il a été promu à 34 ans au poste de partner, un des titres les plus prestigieux de la banque.
5) En 2007, deux ans après avoir été nommé partner, il dirige le desk « global principal-strategies group », le plus important et le plus prolifique desk de compte-propre de la banque.
De ces informations, nous serions tentés de conclure : si vous souhaitez faire une belle carrière chez Goldman, mieux vaut y entrer le plus tôt possible et y rester le plus longtemps possible. Les dirigeants les plus seniors des grandes banques d’affaires américaines ont en effet en général 15 ans de maison voire plus.
Parallèlement, être français semble plutôt réussir à ceux qui font carrière dans l’industrie des hedge funds à Londres. Deux des anciens collègues de Flamand chez Goldman, Emmanuel Boussard et Emmanuel Gavaudan, ont également créé leur fonds, a relevé La Tribune en 2008. Sans oublier le succès de Bernard Oppetit et de son fonds Centaurus.
Notons toutefois que le parcours d’un Pierre-Henri Flamand ne sera peut-être plus jamais réitérable à l’identique. Flamand part en effet au moment où les activités de compte-propre des banques américaines sont menacées. Tout comme les gros bonus, en particulier de ce côté-ci de l’Atlantique.
FR





Genial, ca me fait rever.
GMT 17 Mar 2010
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