Les hedge funds n’ont pas dit leur dernier mot…
9 avril 2009
Le responsable des hedge funds de Sgam Alternative Investments, Arie Assaya, va quitter la filiale de la Société Générale pour se mettre à son compte avec une quinzaine de collaborateurs (Boursorama.com). Si ce dernier a bien « remis sa démission pour lancer son propre projet, nous n’avons pas connaissance d’autres démissions », indique une porte-parole de la banque (Easy Bourse). Ce départ est-il un cas isolé ou bien des banquiers d’autres établissements seraient-ils, eux aussi, tentés de se lancer dans l’aventure des fonds spéculatifs ?
Cette industrie jusqu’à présent relativement opaque pourrait s’ouvrir à de nouveaux talents, puisque « les hedge funds seront désormais réglementés », a précisé le président Sarkozy lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet du G20. « Plus de régulation ne signifie pas la fin des hedge funds, même si les prochains mois seront encore difficiles, explique Guillaume Monarcha, responsable de la recherche hedge funds chez Natixis (Capital.fr). Entre janvier et décembre 2008, le montant des actifs sous gestion a chuté de 45 % à 1 200 milliards de dollars. Et cette fonte des actifs devrait se poursuivre, pour tomber à 1 000 milliards de dollars d’ici mi-2009, ce qui entraînera des fermetures de fonds à la chaîne. »
Nouvelles opportunités
En attendant, ceux qui n’ont pas déposé le bilan pourraient jouer un rôle de premier plan dans la relance en rachetant les « produits toxiques » dont les banques veulent se débarrasser. Aux États-Unis, « les fonds peuvent racheter entre 200 et 300 milliards de dollars d’actifs toxiques », calcule Noël Amenc, professeur de finance à l’Edhec et spécialiste des hedge funds (Le Monde.fr). Évidemment, cela vaut pour les autres pays et notamment la France.
Preuve enfin que les fonds spéculatifs sont parfois là où on ne les attend pas toujours : la société d’investissement et de conseil CF Partners spécialisée dans l’environnement a annoncé le lancement du premier hedge fund consacré au marché du… carbone. Doté de 50 millions d’euros et basé à Luxembourg où il sera administré par la banque Fortis, il pourrait très bien, en cas de succès, inspirer d’autres fonds dans l’Hexagone.
FR





A mon avis, ces hedge funds (et généralement tout organisme spécialisé dans la spéculation) ne font qu'empirer la situation et délimiter les conséquences de la crise financière sur l'économie mondiale. L'explication et le raisonnement ne nécessitent aucun génie ni expertise dans la matière: s'enrichir sans création de valeur ajouté et sans échange économique c'est d'un autre coté une perte, une inflation, une transaction fictive.... Le poid de ces Funds dans la composition économique des nations laisse la décision d'interdire ces manipulations de marché difficile voir impossible. Tout le monde en dépend: emploi, flux de transaction, ...
Je pense que le jour est venu d'interdire les hedge funds, les paradis fiscaux, les produits financiers sophistiqués dont les risques ne sont plus mesurables à cause de la "diversification"
ABDELLAOUI 09 Apr 2009
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