Quand les seniors reprennent du « poil de la bête »
8 février 2010
En plein débat dans l’Hexagone sur l’allongement du départ à la retraite, BNP Paribas a décidé d’abandonner l’idée, sur intervention du ministre du Travail, d’un plan de départs volontaires à la retraite, qui devait être ouvert aux salariés de plus de 60 ans ayant suffisamment cotisé pour toucher une retraite à taux plein.
Preuve que le devenir des seniors n’est pas une mince affaire dans le secteur bancaire, où les plus de 50 ans représentent plus du tiers des effectifs selon l’Association française des banques (AFB). « Compte tenu des enjeux, laisser les seniors se démotiver est une erreur », estime Grégoire Forbin, associé chez Equinox Consulting, cabinet spécialisé dans la conduite du changement (Agefi Hebdo).
C’est d’autant plus vrai que l’âge reste le premier motif de discrimination à l’embauche. C’est pourquoi l’association A Compétence Egale, qui rassemble 42 cabinets de conseil en recrutement, a décidé de s’associer à la seconde édition du Forum Emploi Seniors organisé le 11 février prochain.
« Come back » gagnant ?
Selon un récent sondage Ifop, 38 % des actifs pensent que l’âge légal de départ à la retraite sera pour eux entre 65 et 69 ans, 30 % entre 60 et 64 ans, et 24 % à 70 ans ou plus. Après tout, la finance regorge d’exemples de septuagénaires – voire octogénaires – toujours en activité. En témoigne l’annonce faite par Lazard du retour de Felix Rohatyn qui, du haut de ses 81 ans et ses cinquante années passées dans la prestigieuse banque d’affaires, est depuis le 1er février 2010 conseiller spécial du PDG Kenneth Jacobs, qui ne tarit pas d’éloges sur sa nouvelle recrue : « Felix est une légende dans notre industrie et je suis honoré qu’il revienne dans une maison qu’il a contribué à créer ».
D’autres ne se satisfont pas d’être simplement conseillers et n’hésitent pas à reprendre du service, à l’image de Amaury de Sèze qui devrait retrouver, sous peu, ses fonctions de président du fonds d’investissement PAI alors qu’il avait décidé de partir en retraite avec ses indemnités lorsque le changement de statut de la société avait été décidé.
Enfin, les femmes ne font pas exception à la règle. « Je ne m’arrêterai que lorsque ma santé m’empêchera de travailler », lance la très médiatique Colette Neuville, présidente de l’Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam), 73 ans au compteur et toujours autant d’énergie à revendre. Qui a dit que la valeur n’attendait pas le poids des années ?
FR





Pourquoi un les seniors ont-ils le vent en poupe? Les senoiors en "galere" acceptant des salaires de juniors!
10 ans d'XP, 50k euros...
Merci les seniors de casser le marche et l'ambition des jeunes loups.
Rohan Bobysson 09 Feb 2010
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