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Les bonus des banquiers d’affaires orientés à la baisse

20 novembre 2007

Thierry Iochem

Les commissions seront en moyenne diminuées de 10-20%, révèlent des études réalisées par des cabinets de recrutement anglo-saxons. Qu’en est-il dans l’Hexagone ?

Conséquence directe de la crise financière : les bonus de fin d’année devraient chuter en moyenne de 20 %, selon le cabinet Armstrong International. Moins pessimiste, son homologue Options Group prévoit des baisses de 5 à 10 %. « Alors que l’an dernier les bonus ont atteint des montants records, la tendance cette année semble être à une certaine stagnation », explique David L. Korn, managing partner chez Options Group. Voilà pour la big picture.

Gagnants et perdants

Au-delà de la moyenne, il convient de distinguer les gagnants et les perdants. Les spécialistes des commodities et les gestionnaires de fortune devraient faire partie du premier groupe avec, respectivement, une augmentation de leur variable de 15-20 % et 10 %. « Les spécialistes de l’arbitrage et de la gestion alternative devraient eux aussi voir leurs bonus augmenter », ajoute Guy de Brabois, consultant du pôle banque chez Robert Walters.

D’autres seront moins chanceux, au premier rang duquel on devrait retrouver les professionnels des activités directement exposées à la crise (titrisation, leveraged finance, fixed income). Ils pourraient voir leur bonus chuter de plus d’un tiers, d’après les prévisions les plus pessimistes.

Enfin, s’agissant des spécialistes equities et investment banking, les avis sont partagés : Armstrong international table sur une hausse de 10-15 % alors que Option Group prévoit une baisse du même ordre.

Fidéliser les banquiers

Crise des liquidités oblige, la part versée en cash sera réduite. Ainsi, UBS a d’ores et déjà prévenu qu’elle paierait sous forme d’actions à partir d’un certain montant de salaire. Dans l’Hexagone, où les bonus sont bien moins élevés, il n’y aura pas de changement notable. Pour des considérations fiscales, le paiement en actions est répandu depuis longtemps. « Certains établissements proposent des stock-options au dessus de 80 K€ de rémunération, note Guy de Brabois. Ce qui présente l’avantage de retenir les banquiers sur le long terme ».

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