Le middle-office boudé par les candidats… À tort ?
12 décembre 2007
Des métiers techniques, avec de nouvelles perspectives de carrière et des salaires en forte hausse… Pourtant trouver des candidats relève du chemin de croix !
« Sociétés de gestion, banques privées, banques d’affaires, intermédiaires financiers (brokers, sociétés de Bourse), sociétés d’asset servicing… tout le monde recherche à embaucher sur les fonctions opérationnelles (back-office, middle-office) ou dites encore de support (mesure de performance, référentiel, reporting…) », observe Vincent Picard, associé en charge du département Banque et Finance de marché du cabinet de recrutement FED Finance.
Fonctions upgradées
L’engouement des recruteurs ne rencontre toutefois pas celui des candidats. Pour Patrice Vallée, DRH de Dexia Asset Management, c’est un casse-tête quotidien, « en particulier pour les opérateurs spécialisés OTC [N.D.L.R. : over-the-counter, de gré à gré]. Un marché, relativement récent et en plein boom, et où les candidats expérimentés font figure de denrées rares ».
Il faut dire que les clichés entourant le back et le middle-office, toujours perçus comme des départements gratte-papier, ont la vie dure. Pourtant, on est bien ici dans l’ingénierie où les aspects informatiques, risques, droit/fiscalité, gestion de projets, proximité avec les clients sont de plus en plus prégnants. Pour Vincent Picard, « il y a dans ce domaine, toujours en mouvement, matière à construire de très belles carrières ». Même son de cloche chez Dexia AM qui prend l’exemple de la mesure de performance : « cette fonction stratégique a été récemment upgradée en interne, elle s’est ainsi beaucoup rapprochée des exigences de formation du front-office », témoigne Patrice Vallée.
Forte pression sur les salaires
Malgré cela, les formations spécialisées, quand elles existent, ne suscitent pas l’enthousiasme des foules. Charlotte Pasquier-Devignes, coresponsable du master « management des opérations de marché » de Lyon II, déclarait dans Le Point du 8 novembre : « 100 % de nos 30 étudiants trouvent un emploi avant leur sortie, avec un salaire allant jusqu’à 40 K€ annuels ! Nous pourrions en former le double mais nous n’avons pas de postulants ».
Les juniors volontaires, sur lesquels les recruteurs misent beaucoup aujourd’hui, ont alors de vraies exigences salariales. « La concurrence est de plus en plus forte sur le marché et les salaires sont négociés ardemment ! », commente Patrice Vallée. Chez Fed Finance, on parle d’une augmentation de 15 % des salaires fixes en seulement un an. Ainsi, un junior avec un an d’expérience se situe autour de 35 K€ en salaire fixe, auquel il faut ajouter 30 à 50 % de variable. Un professionnel doté de plus de 5 ans d’expérience, lui, tourne autour de 65 K€ (fixe et variable) en moyenne, et peut monter à 70 K€ voire 80 K€ s’il manage une petite équipe.
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Ces chiffres ne sont pas une réalité ds les grands banques!
Anonyme 12 Dec 2007
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